Très beau plat de service ovale en faïence ancienne dite « Cul Noir », authentique pièce d’art populaire de la fin du XVIIIe siècle (période Louis XV / Louis XVI, vers 1770-1790)

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Description

Très beau plat de service ovale en faïence ancienne dite « Cul Noir », authentique pièce d’art populaire de la fin du XVIIIe siècle (période Louis XV / Louis XVI, vers 1770-1790)

. Manufacture de Normandie (production de Forges-les-Eaux ou Rouen)
. Élégant motif central de corbeille ou panier fleuri peint entièrement à la main en camaïeu bleu de grand feu
. Superbe bordure chantournée (polylobée) soulignée d’un filet bleu
. Plat lourd et épais en terre rouge (tesson ocre visible par endroits)
. Revers émaillé au manganèse de couleur brun chocolat foncé (« cul noir ») présentant une trace d’outil ou de moulage artisanale d’époque

39,5 x 30,5 cm

Bel état général et superbe patine d’usage pour son âge. Émail d’origine bien brillant et craquelé. Quelques égrenures sur le bord et un très léger et petit fêle.
Pièce d’art populaire authentique du XVIIIe siècle. Voir photos.

Sur la technique du « grand feu » :

Cette appellation désigne une méthode de cuisson traditionnelle où le décor peint et l’émail de la faïence sont cuits ensemble en une seule fois à très haute température (entre 900 °C et 1 000 °C).

C’est la technique reine du XVIIIe siècle. Elle s’oppose à la technique du « petit feu » (qui cuit à plus basse température pour fixer des dorures ou des couleurs fragiles comme le rose ou le violet).

1. Une peinture sur émail cru (sans droit à l’erreur)
L’artisan n’a pas peint sur un plat déjà dur et brillant. Il a déposé ses pigments de couleur directement sur l’émail blanc encore sous forme de poudre opaque et poreuse (comme de la craie)
. La terre absorbait instantanément la peinture comme du buvard
. Le peintre devait avoir un geste extrêmement sûr et rapide : impossible d’effacer ou de corriger un trait raté.

2. Une palette de couleurs limitée
À cette très haute température, la plupart des couleurs s’évaporent ou brûlent dans le four. Le « grand feu » se limite donc aux seuls pigments métalliques capables de résister à une telle chaleur :
. L’oxyde de cobalt pour le bleu
. L’oxyde de cuivre pour le vert
. L’oxyde de fer pour le rouge/brun
. L’oxyde de manganèse pour le violet/noir (le dos de votre plat)

.3. Une fusion parfaite
Pendant la cuisson, l’émail de fond et les couleurs fondent ensemble. Le décor bleu est littéralement absorbé et vitrifié dans la masse. C’est ce qui donne ce visuel unique où le bleu semble faire corps avec le blanc, sans aucune surépaisseur au toucher, et qui confère à la faïence ancienne ce charme si chaleureux.

Informations complémentaires

Poids 1,5 kg