Grand tirage gélatino-argentique, Les Adieux, 959, du sculpteur Jean-Joseph Perraud, Musée du Louvre, par le photographe Jean Dumeteau spécialiste des reproductions des musées nationaux, de , tampon au dos « Photographies artistiques L. Ollivier, rue de Seine, 6 »
99,00€
Description
959, Louvre, Les Adieux (Perraud) J. D.
Œuvre réalisée par le sculpteur Jean-Joseph Perraud entre 1872 et 1876 et exposée au Musée du Louvre
“J. D.” pour le photographe Jean Dumeteau spécialiste des reproductions des musées nationaux
Tampon au dos, « Photographies artistiques L. Ollivier, rue de Seine, 6, Paris »
Photographie d’art disponible à la boutique spécialisée de L. Ollivier, sis rue de Seine
fin XIXe, début XXe
28 x 22 cm
Une toute petite pliure dans un angle, mais sinon bon état, voir photos.
Quelques précisions :
Il s’agit d’un tirage argentique d’époque au gélatino-bromure d’argent, datant du tout début du XXe siècle (aux alentours de 1900-1910).
Présence d’un « miroir d’argent » sur les bords sombres :
Ce reflet métallique bleuté ou argenté est le symptôme d’un phénomène chimique naturel lié à l’âge du tirage. Avec les décennies et l’humidité ambiante, les micro-particules d’argent qui composent l’image noire migrent vers la surface et s’oxydent. Ce reflet prouve de façon irréfutable l’authenticité d’époque du tirage et confirme qu’il s’agit bien d’une impression chimique à base de sels d’argent, et non d’une impression photomécanique (comme une phototypie ou une héliogravure).
Une teinte veloutée :
Elle provient de la couche de gélatine qui supporte l’image, typique des émulsions de cette époque. Elle donne de la profondeur aux noirs et adoucit la transition des contrastes, rendant parfaitement le grain et le volume du marbre sculpté par Jean-Joseph Perraud.
L’absence de carton fort :
Les tirages de l’agence de Laurent Ollivier étaient vendus sous deux formes : soit contrecollés en atelier, soit « volants » (non collés) pour être insérés directement dans les portefeuilles d’étude des artistes ou rangés dans les casiers des bibliothèques d’art. Le fait qu’elle soit restée libre en fait une feuille d’époque précieuse, bien que plus fragile aux manipulations.
La taille du tirage, 28 cm sur 22 cm. Un tel format était spécifiquement produit par la maison Laurent Ollivier pour les professionnels et les institutions :
. Pour les artistes et étudiants de l’École des Beaux-Arts (située à quelques pas de la rue de Seine), qui s’en servaient comme modèles d’exercice pour le dessin, l’anatomie ou la composition.
. Pour les historiens de l’art et les bibliothèques, qui constituaient alors les toutes premières documentations photographiques visuelles des musées nationaux.
Pour couvrir une telle surface avec une grande netteté dans les détails du marbre (les drapés, les textures de la pierre), le photographe utilisait une chambre photographique en bois lourde transportée dans les salles du musée du Louvre. Le négatif d’origine était une plaque de verre au gélatino-bromure d’argent de taille identique (un format proche du 18×24 cm ou supérieur), permettant un tirage direct par contact, ce qui explique l’incroyable piqué de l’image.
Il s’agit d’un superbe exemple de photographie documentaire d’art d’époque, témoignant à la fois de l’histoire de la sculpture française du XIXe siècle et des techniques photographiques du début du XXe siècle
Informations complémentaires
| Poids | 0,300 kg |
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