Château de Meillant, La tour du Lion, 237, grand tirage albuminé original de l’agence Neurdein à destination des collectionneurs, au dos tampon « Photographies artistiques L. Ollivier », fin XIXe

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Description

237, Château de Meillant, La tour du Lion
Grand tirage albuminé original de l’agence Neurdein
fin XIXe
28 x 22 cm

Tirage à destination des collectionneurs : vendu à l’époque dans la boutique spécialisée de Louis Ollivier, rue de Seine, 6.

Tampon au dos « Photographies artistiques L. Ollivier, rue de Seine, 6, Paris »

Bon état, voir photos

À la fin du XIXe siècle, les grands ateliers comme Neurdein Frères (ND) distribuaient massivement leurs clichés. Des éditeurs d’art comme L. Ollivier achetaient ces tirages (souvent des tirages albuminés ou au citrate) directement auprès des grands ateliers pour les revendre dans leurs propres boutiques parisiennes, y apposant leur propre tampon commercial au verso comme marque de leur sélection artistique.
Ce type de tampon montre que l’image n’a pas été achetée comme simple souvenir de tourisme à Amboise, mais comme une photographie d’art de cabinet ou d’étude pour les amateurs de patrimoine, les architectes ou les collectionneurs de l’époque.

La présence d’un numéro gravé directement dans le négatif à côté du titre fait partie intégrante de la signature de la maison Neurdein Frères.

Cette numérotation répondait à une organisation commerciale et archivistique très stricte, propre aux grandes agences photographiques du XIXe siècle :

1. Un système de catalogue d’édition
Les frères Neurdein faisaient voyager leurs opérateurs à travers toute la France et l’Afrique du Nord pour photographier les villes, les paysages et les monuments majeurs. Chaque cliché rapporté à l’atelier parisien recevait un numéro unique et définitif dans l’inventaire de la maison.
Le numéro précédent l’intitulé de la vue correspond précisément à la vue en question. Si un client commandait l’image du numéro correspondant en 1880 ou en 1905, il recevait exactement le même visuel.

2. Une inscription directement sur la plaque de verre
Pour que le numéro apparaisse en blanc ou en transparence à l’impression, il était inscrit à la main à l’encre noire ou gratté à la pointe directement sur l’émulsion de la plaque de verre originale (le négatif au gélatino-bromure ou au collodion). C’est pourquoi l’écriture s’intègre parfaitement à la photo sans effet de surimpression moderne.

3. La clé pour la réédition (de l’album à la carte postale)
Ce système de numérotation a permis à la maison Neurdein de faire traverser les époques et les supports à ses images :
. Années 1870-1880 : la plaque au numéro correspondant sert à faire de grands tirages d’art albuminés comme le vôtre.
. Années 1900 (l’âge d’or de la carte postale) : pour faire face à la baisse des ventes de tirages de cabinet, Neurdein réutilise ses anciens négatifs de monuments. Ils recadrent la plaque originale pour l’imprimer sous forme de cartes postales au format poche.

Le fait que le tirage porte ce numéro et est aux dimensions 28 x 22 cm montre qu’il s’agit d’une des premières exploitations commerciales de ce négatif, bien avant sa transformation industrielle en carte postale.

Informations complémentaires

Poids 0,300 kg